Samedi 18 février 2012 6 18 /02 /Fév /2012 23:57
- Publié dans : Industrie nucléaire, déchets et sécurité

Le projet d'enfouissement nommé "CIGEO" ("Centre Industriel de stockage GEOlogique" - où se trouve donc l'information qu'il s'agit de l'enfouissement de déchets nucléaires de haute et moyenne activité à vie longue ???) est menée dans un calendrier qui ne permet pas des études suffisantes, d'autant que les études dans le laboratoire sont prolongées jusqu'en 2030.

 

Ceci autorise à penser que les études actuellement disponibles (et abouties) sont particulièrement insuffisantes !!!

  • voir également l'article sur le blog de Daniel Lhuillier, Conseiller général : Cigéo

Une décision urgente s'impose donc : ne pas enfouir les déchets nucléaires !!!

 

d'après l'éditorial du Président du CLIS de Bure

Et pourtant le calendrier mentionné dans la loi du 28 juin 2006 précise de manière indicative quatre échéances dans le processus devant mener au stockage géologique

  • avant 2015, l'organisation d'un débat public sur le projet,
  • en 2015, le dépôt par l'ANDRA de la demande d'autorisation de création du centre de stockage,
  • entre 2015 et la date d'autorisation, l'adoption d'une loi fixant les conditions de la réversibilité,
  • en 2025, la mise en exploitation du centre.

... Ce rappel permet de faire apparaître une incohérence certaine dans le calendrier : le fait que le dépôt de la demande d'autorisation de création soit envisagé avant la loi sur les conditions de la réversibilité est peu compréhensible. En effet, dans la mesure où la loi prévient que "l'autorisation de création d'un centre de stockage (...) ne garantissant pas la réversibilité de ce centre dans les conditions prévues par cette loi ne peut être délivrée", il serait sans doute préférable de déposer cette demande après l'adoption de la loi sur la réversibilité pour être sûr d'être en conformité avec elle.


Mais au-delà de cette contradiction, tout laisse à penser que ce calendrier est très (trop ?) tendu

  • que ce soit les recherches menées à l'étranger dans des laboratoires souterrains (en Belgique, Suisse ou Suède), dont la durée excède toujours 20 ans, alors que le laboratoire de Bure aura été opérationnel à peine 10 ans en 2014
  • que ce soit le rapport remis au CLIS par l'IEER en début d'année 2011 ou les rapports annuels de la Commission Nationale d'Evaluation, qui montrent l'étendue de ce qui reste à faire pour prouver la faisabilité et la sûreté d'un stockage à partir de modélisations fiables.

Il semble évident que l'échéance de 2015 arrive trop tôt.


Compte-tenu des enjeux considérables de ce projet, pour l'homme, pour l'environnement ou pour les territoires concernés, le CLIS doit veiller à ce qu'il évolue à un rythme raisonnable, sans hâte ni précipitation, d'autant qu'il n'y a, assurément, aucune urgence à disposer d'un centre de stockage.

Jean-Louis CANOVA, Président

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