Elles exprimaient leurs attentes le 27 novembre dernier au Sénat
- Revalorisation du montant de l'aide de l'Etat,
- Augmentation du nombre de postes (il manque des postes)
- La dimension "entreprise d'insertion" doit être prise en compte
S’associant aux
craintes de 7 autres acteurs de la lutte contre l’exclusion et de la CFDT, le CNEI (Comité National des Entreprises d’Insertion) a signé hier une déclaration demandant au gouvernement de « revoir
sa politique » et notamment ses choix budgétaires en matière de politique de l’emploi. A l’heure actuelle, un milliard d’euros manque dans le budget 2007 pour la lutte contre le chômage et
l’exclusion.
En ce qui concerne les entreprises d’insertion, la démonstration de leur pertinence et de leur savoir-faire en matière d’insertion professionnelle leur avait, en 2004, permis de convaincre le
gouvernement de l’époque de lancer une politique de développement de leur offre d’insertion. Cette demande entendue, il était alors prévu que le nombre de postes passe de 11.000 à 15.000 à
l’horizon 2007. Les entreprises ont pleinement répondu au défi puisque ce niveau de développement a été atteint dès fin 2006, soit avec un an d’avance. Las, malgré un taux de retour en emploi
supérieur à celui de l’ANPE, le nombre de postes est aujourd’hui plafonné.
Les choix fiscaux et budgétaires du gouvernement décidés cet été semblent donc s’effectuer au détriment de la politique de solidarité pour les populations les plus éloignées de l’emploi.
Le CNEI estime que « le gouvernement agit selon une vision purement comptable, qui est à la fois dangereuse et erronée. Dangereuse car semblant signifier qu’il se soucie peu de la partie de la
population qui n’a pas pu profiter de la baisse du chômage. Erronée parce que privilégiant le court terme, alors même que les entreprises d’insertion, loin d’être une charge pour l’Etat, lui
rapportent annuellement plus de deux fois ce qu’elles lui coûtent (voire quatre fois si l’on y inclut les « coûts évités »). »
Etonnement, donc, de la part des entreprises d’insertion, d’autant plus que lors des récentes rencontres avec le Ministère et l’Elysée, ceux-ci avaient semblé sensibles aux propositions concrètes
du C.N.E.I quant à une continuité du développement de l’offre d’insertion qui s’appuierait notamment sur un partenariat renforcé avec le monde économique traditionnel. Conformément à ce vœu, les
entreprises d’insertion et leurs partenaires (MEDEF et branches professionnelles) concrétisent et formalisent actuellement leurs liens.
Le C.N.E.I se dit donc surpris par cette mesure, qui peut faire craindre l’oubli des promesses du candidat Sarkozy, mais aussi des déclarations d’intention du Président de la République quant à
sa volonté de « redonner aux Français le goût du travail ». « Les entreprises d’insertion ont fait de l’insertion par l’emploi leur philosophie et leur vocation, en accompagnant annuellement plus
de 60.000 personnes vers une réinsertion sociale et professionnelle incontestable. Freiner leur développement va à l’encontre de la volonté affichée du gouvernement de relancer la croissance et
l’emploi ».
Président de l'UREIL, (Union Régionale des Entreprises d'Insertion de Lorraine) et Président des Chantiers du Barrois (Entreprise d'insertion à
Bar-le-Duc), je souhaite vous faire découvrir les valeurs de notre mouvement.
« Nul n’est a priori inemployable » : de ce postulat, les entreprises d’insertion ont fait depuis 25 ans une véritable philosophie d’action. Devenues aujourd’hui des acteurs économiques
incontestables (près d’un milliard d’euros de chiffre d’affaires cumulé), elles utilisent l’espace de l’entreprise pour accueillir, accompagner et réinsérer annuellement plus de 30 000
salariésconnaissant des difficultés sociales et professionnelles.
C’est parce que, comme eux, ils veulent entreprendre autrement, que chaque année, des dizaines de personnes créent leur entreprise d’insertion (cf. dossier CNEI Mag n° 37). A leur instar, de jeunes diplômés, des cadres expérimentés ou des artisans sont de plus en plus nombreux à souhaiter « donner du sens à leur travail » : réseau de professionnels, la Fédération des entreprises d’insertion propose, via ses Unions Régionales, un appui concret et pertinent sur le terrain à tous ceux qui se lancent dans cette aventure. Elle a également mis en place ACTion-EI, un dispositif d’accompagnement à la création et à la transmission d’entreprises d’insertion, accessible à tous les porteurs de projet.
Pour proposer, demain, une solution de réinsertion durable à toujours plus de salariés !
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