Images aléatoires

  • 2009-01-Galette-des-RoisP2345.jpg

Et les entreprises d'insertion, vous connaissez ?

Suite du Genelle de l'insertion : les Entreprises d'insertion sont menacées.
Elles exprimaient leurs attentes le 27 novembre dernier au Sénat

- Revalorisation du montant de l'aide de l'Etat,
- Augmentation du nombre de postes (il manque des postes)
- La dimension "entreprise d'insertion" doit être prise en compte

Dans le cadre du Grenelle de l’Insertion, M. Martin Hirsch, Haut-Commissaire aux Solidarités Actives a souhaité que soit organisée une « Journée Portes Ouvertes des structures d’insertion par l’activité économique ».

Les entreprises d’insertion, largement impliquées dans les débats du « Grenelle de l’Insertion », ont choisi de se saisir de cet événement pour promouvoir la sortie du guide pratique « Entreprises et insertion : collaborer et co-produire sur le territoire », co-édité avec le MEDEF et le CNCE-GEIQ (avec l’appui du Crédit Coopératif) en invitant les acteurs économiques de leur territoire à échanger et débattre autour de leurs préoccupations communes.

« Mieux insérer, mieux recruter, mieux investir, mieux développer, avec les acteurs de son territoire, professionnels et dynamiques », voilà ce que les entreprises d’insertion proposent à leurs partenaires entreprises.

A Bar-le-Duc, l'Entreprise d'Insertion "Les Chantiers du Barrois" participera à cette initiative le 19 mai prochain
Pour tous renseignements : 2 rue André Lallemand - 03.29.79.65.48
------
Monsieur le Préfet et Monsieur le Directeur de la DDTEFP sont accueillis par le Directeur Joël Briat



 
  Communiqué de Presse -  02 octobre 2007 
Quand l’État bloque le développement des entreprises d'insertion

 S’associant aux craintes de 7 autres acteurs de la lutte contre l’exclusion et de la CFDT, le CNEI (Comité National des Entreprises d’Insertion) a signé hier une déclaration demandant au gouvernement de « revoir sa politique » et notamment ses choix budgétaires en matière de politique de l’emploi. A l’heure actuelle, un milliard d’euros manque dans le budget 2007 pour la lutte contre le chômage et l’exclusion.
En ce qui concerne les entreprises d’insertion, la démonstration de leur pertinence et de leur savoir-faire en matière d’insertion professionnelle leur avait, en 2004, permis de convaincre le gouvernement de l’époque de lancer une politique de développement de leur offre d’insertion. Cette demande entendue, il était alors prévu que le nombre de postes passe de 11.000 à 15.000 à l’horizon 2007. Les entreprises ont pleinement répondu au défi puisque ce niveau de développement a été atteint dès fin 2006, soit avec un an d’avance. Las, malgré un taux de retour en emploi supérieur à celui de l’ANPE, le nombre de postes est aujourd’hui plafonné.
Les choix fiscaux et budgétaires du gouvernement décidés cet été semblent donc s’effectuer au détriment de la politique de solidarité pour les populations les plus éloignées de l’emploi.
Le CNEI estime que « le gouvernement agit selon une vision purement comptable, qui est à la fois dangereuse et erronée. Dangereuse car semblant signifier qu’il se soucie peu de la partie de la population qui n’a pas pu profiter de la baisse du chômage. Erronée parce que privilégiant le court terme, alors même que les entreprises d’insertion, loin d’être une charge pour l’Etat, lui rapportent annuellement plus de deux fois ce qu’elles lui coûtent (voire quatre fois si l’on y inclut les « coûts évités »). »
Etonnement, donc, de la part des entreprises d’insertion, d’autant plus que lors des récentes rencontres avec le Ministère et l’Elysée, ceux-ci avaient semblé sensibles aux propositions concrètes du C.N.E.I quant à une continuité du développement de l’offre d’insertion qui s’appuierait notamment sur un partenariat renforcé avec le monde économique traditionnel. Conformément à ce vœu, les entreprises d’insertion et leurs partenaires (MEDEF et branches professionnelles) concrétisent et formalisent actuellement leurs liens.
Le C.N.E.I se dit donc surpris par cette mesure, qui peut faire craindre l’oubli des promesses du candidat Sarkozy, mais aussi des déclarations d’intention du Président de la République quant à sa volonté de « redonner aux Français le goût du travail ». « Les entreprises d’insertion ont fait de l’insertion par l’emploi leur philosophie et leur vocation, en accompagnant annuellement plus de 60.000 personnes vers une réinsertion sociale et professionnelle incontestable. Freiner leur développement va à l’encontre de la volonté affichée du gouvernement de relancer la croissance et l’emploi ».

Président de l'UREIL, (Union Régionale des Entreprises d'Insertion de Lorraine) et Président des Chantiers du Barrois (Entreprise d'insertion à Bar-le-Duc), je souhaite vous faire découvrir les valeurs de notre mouvement.

« Nul n’est a priori inemployable » : de ce postulat, les entreprises d’insertion ont fait depuis 25 ans une véritable philosophie d’action. Devenues aujourd’hui des acteurs économiques incontestables (près d’un milliard d’euros de chiffre d’affaires cumulé), elles utilisent l’espace de l’entreprise pour accueillir, accompagner et réinsérer annuellement plus de 30 000 salariésconnaissant des difficultés sociales et professionnelles.

C’est parce que, comme eux, ils veulent entreprendre autrement, que chaque année, des dizaines de personnes créent leur entreprise d’insertion (cf. dossier CNEI Mag n° 37). A leur instar, de jeunes diplômés, des cadres expérimentés ou des artisans sont de plus en plus nombreux à souhaiter « donner du sens à leur travail » : réseau de professionnels, la Fédération des entreprises d’insertion propose, via ses Unions Régionales, un appui concret et pertinent sur le terrain à tous ceux qui se lancent dans cette aventure. Elle a également mis en place ACTion-EI, un dispositif d’accompagnement à la création et à la transmission d’entreprises d’insertion, accessible à tous les porteurs de projet.

Pour proposer, demain, une solution de réinsertion durable à toujours plus de salariés !

Pour en savoir plus sur le CNEI (
Comité National des Entreprises d'Insertion) - voir le site du CNEI
Chez les gens d'en bas

D'abord, d'abord il y a l'exclu
Lui que personne ne veut
Lui que personne ne voit
Lui qui n'a plus confiance
Monsieur, tellement il est perdu
Et tellement on croit
Qu'il ne fait rien d'ses dix doigts
Mais lui qui n'en peut plus
Et qui n'attend qu'une chose
C'est cette main tendue
Vers un nouveau départ
Pour qu'un nouveau regard
Lui dise "t'es pas foutu".
Faut vous dire, Monsieur
Que chez les gens d'en bas
On ne vit pas, Monsieur
On ne vit pas, on survit.

Et puis, il y a l'autre,
Celui qui a eu l'idée,
Un jour de renverser,
La logique du boulot,
Monsieur, la valeur du travail,
Et depuis des années,
Contre vents et marées,
Il continue à prouver,
Que tout peut arriver,
Grâce à la France du bas,
Qui agit sans attendre,
Mais qui espère quand même,
Pas la reconnaissance, Monsieur,
Ni des remerciements,
Mais que la France d'en haut,
Tienne ses engagements,
Et ses promesses données.
Faut vous dire, Monsieur,
Que chez les gens d'en bas,
On ne cause pas Monsieur,
On ne cause pas, on agit.

Et puis, et puis,
Et puis, il y a vous,
Qui parlez de l'action,
Qui dites être à l'écoute,
Qui dites en faire partie,
De cette France d'en bas,
Même si les autres veulent pas,
Parce que les autres veulent pas.
Les autres disent comme ça,
Que c'est pas la priorité,
Qu'il y a l’insécurité,
Et que c'est ça qu'il faut changer.
Alors pour un instant,
Ou pour cinq ans,
Alors moi je vous crois Monsieur,
Pour un instant,
Ou pour cinq ans,
Parce que chez les gens d'en bas
On ne s'en va pas,
On ne renonce pas, Monsieur,
On se bat.

Mais il est tard, Monsieur,
Il faut que je rentre chez moi.

Brigitte Ogée,
Secrétaire Générale CNEI
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés