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5 mars 2017 7 05 /03 /mars /2017 16:52

Le nucléaire est une "activité sensible", la sécurité des équipements n'est pas négociable. Mais quand on lit que le fournisseur de ces équipements n'a pas respecté pas le cahier des charges.

A Fessenheim (comme ailleurs), des centaines de milliers d'habitants sont concernés

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relevé le 3 mars 2017 dans l'Est Républicain 

Le réacteur n°2 à l'arrêt jusqu'en juillet. Plus de 10 millions d'euros d'investissements sont prévus cette année.

« On produira en toute sûreté jusqu'au bout », a promis hier Marc Simon-Jean, le directeur de la centrale nucléaire de Fessenheim, lors de la traditionnelle conférence de presse « bilan et perspectives ». Pour ce qui est du bilan 2016, les affaires ont été nettement moins florissantes, avec une production de 8,408 milliards de kWh, contre une moyenne de 10 milliards, et après trois années à plus de 12 milliards (en 2015, 2014 et 2012).

Mais, compte tenu de l'arrêt du réacteur n°2 depuis le 13 juin, la performance s'avère relativement bonne. En 2017, la production globale ne devrait guère augmenter, puisque le redémarrage du réacteur n°2, jusqu'à présent espéré fin mars, est désormais envisagé pour fin juillet.

Le dossier concernant la virole basse d'un de ses générateurs de vapeur, qu'Areva a fabriquée sans respecter le cahier des charges, est toujours instruit par l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN). Celle-ci a demandé l'expertise du Groupe permanent d'experts pour les équipements sous pression nucléaire, imposant ce nouveau délai.

« L'ensemble des examens auxquels nous avons procédé ont révélé des caractéristiques mécaniques conformes. Nous sommes confiants », répète toutefois Marc Simon-Jean. Pour l'heure, EDF n'envisage donc pas le remplacement du générateur. Le réacteur n°1 sera pour sa part arrêté pour maintenance et rechargement du combustible à la mi-juillet, pour une cinquantaine de jours.

Selon la direction, l'approbation par le conseil d'administration d'EDF, le 24 janvier, du protocole d'indemnisation négocié avec l'État en dédommagement de la fermeture anticipée, n'a aucun impact sur l'activité de la centrale.


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2 octobre 2015 5 02 /10 /octobre /2015 17:28

J'ai relevé dans l'Est Républicain de ce 02 octobre 2015

Enquête en cours

Un autre malaise s'est emparé de la population, qui avait, le 13 janvier 2013, lors d'un référendum local rejeté par 50 voix contre 35 concernant un projet d'échange proposé par l'Andra sur la commune de Mandres-en-Barrois. Il était question d'échanger 220 hectares de forêt sur la commune contre 370 hectares situés dans des communes avoisinantes entre 5 et 11 km de distance.

Le conseil municipal de l'époque avait entériné le vote par une délibération de refus de l'échange.

Mais en 2015, après les élections, le nouveau conseil revoit cette décision et donne les pleins pouvoirs au maire pour conclure avec l'Andra une convention d'échange du bois communal Lejus avec un bois situé sur la commune voisine de Bonnet.

La préfecture a reçu des courriers des habitants pour dénoncer l'irrégularité dans la décision prise par le conseil municipal et une enquête est en cours.

L'occupation des sols par l'Andra en vue du projet Cigéo a de quoi surprendre.

 

Alors que les installations en surface devrait représenter 300 ha, l'Andra est maintenant propriétaire de 3.000 ha de terres en Meuse.

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8 juillet 2013 1 08 /07 /juillet /2013 11:32

Extrait de la "Lettre du CLIS". Pour consulter le document complet, voir le lien http://www.clis-bure.com/

Le Clis a décidé de rédiger un cahier d’acteur, dont les principaux points sont repris ci-dessous. Il s’agit des nombreuses interrogations issues aussi bien des réflexions de ses membres que des observations du public recueillies lors des réunions organisées dans les communes de la zone de proximité.

Le cahier d'acteur est un document rédigé par toute personne, physique ou morale, qui le souhaite, pour exprimer un avis ou soulever des questions et diffusé dans le cadre du débat.
Certains organismes n'ont pas souhaité être associés au ce cahier d'acteur du CLIS. Il s'agit des associations EODRA et Burestop qui estiment que le débat n'a aucune utilité. Ainsi que la CGC et le MEDEF qui ont jugé que les sujets traités, bien que pertinents, étaient présentés de manièr
e trop négative.

  • Calendrier : définir les conditions de la « réversibilité » avant toute demande d’autorisation de création d’un centre de stockage.
  • Sûreté à long terme et en cours d’exploitation : prendre le temps de démontrer la sûreté, éviter tout risque d’incendie ou d’explosion, limiter les rejets.
  • Réversibilité : ne plus parler de "stockage géologique réversible" puisque le stockage est aujourd'hui conçu comme une solution définitive.
  • Entreposage : connaître la durée d’entreposage et l’impact environnemental.
  • Inventaire des déchets : avoir des informations précises sur les types de déchets destinés au stockage et sur l’avenir du retraitement (cas du combustible usé).
  • Etat de référence sanitaire : disposer d’un bilan de santé de la population avant tout démarrage d’activités.
  • Transports : privilégier le transport par rail, pour les matériaux comme pour les colis, et envisager son impact environnemental et sanitaire.
  • Coût du stockage : préciser le coût et les garanties de financement.
  • Mémoire : conserver ou non la mémoire du site.
  • Aménagement du territoire : anticiper les besoins générés par le projet s’il se réalise.

Le Clis a réagi à l’annonce de ce calendrier surprenant, qui ne permettra pas de prendre en compte les décisions prises suite au débat sur la transition énergétique.

Par ailleurs, à la demande du Clis, un film documentaire a été réalisé sur le projet par Ere Production. Il a fait l’objet d’une projection lors de la dernière assemblée générale du Clis le 10 juin 213. Il est disponible gratuitement sous la forme d'un DVD

BON DE COMMANDE GRATUIT DU DVD

CLIS – Le Lavoir – Rue des Ormes – 55290 BURE

ou par email : clis.bure@orange.fr

Nom : …………………………………………………………………

Prénom : ………………………………………………………………

Adresse postale : ……………………………………………………

Code postal : …………………………………………………………

Ville : ……………………………………………………………………

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8 juillet 2013 1 08 /07 /juillet /2013 11:25

Extrait de la "Lettre du CLIS". Pour consulter le document complet, voir le lien http://www.clis-bure.com/

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Edito
La Commission Particulière du Débat Public (CPDP), chargée d’organiser le débat sur le projet de stockage, a fait ses premiers pas officiels à Bure le 23 mai dernier.
Il semblerait qu’elle ait trébuché… La réunion aura duré une dizaine de minutes, et les réunions suivantes, prévues à Saint Dizier, à Joinville ou à Bar-le-Duc, ont été «différées ».
Ce départ avorté est le résultat de l’expression par certains opposants de leur frustration, voire de leur exaspération, de n’être ni écoutés, ni entendus par les pouvoirs publics. Que ce moment précis ait été choisi pour manifester un mécontentement qui ne date pas d’aujourd’hui n’a rien de très surprenant, et est même tout à fait légitime.
Mais cela ne doit pas avoir pour conséquence d’empêcher ceux qui le souhaitent de s’informer, et de faire part de leurs interrogations ou de leurs inquiétudes vis-à-vis de ce projet.
Tel que le débat est (mal) parti, le risque est qu’il se déroule uniquement sur internet ou au cours de réunions tenues loin des territoires concernés, ce qui, pour les départements de la
Meuse et de la Haute-Marne, laisserait de côté la plus grande partie de la population.
Pendant ce temps, le débat sur la transition énergétique se poursuit et débouchera sur des décisions qui auront forcément un impact sur la gestion des déchets. Peut-être serait-il
souhaitable de connaître ces décisions avant de redémarrer le débat sur le projet de stockage dans un climat plus serein, en ayant pris soin de consulter les acteurs locaux afin de prendre la mesure de leu
rs attentes.

Jean-Louis CANOVA, Président

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3 juillet 2013 3 03 /07 /juillet /2013 23:05

Synthèse de l’intervention de Claude Bernet, Président de la CPDP Cigéo Paris, 8 avril 2013

Au cours de son intervention, M. Claude Bernet, Président de la CPDP Cigéo, souligne l’intérêt de ces deux journées de travail sur les déchets radioactifs en général et le projet Cigéo en particulier. Il revient ensuite sur plusieurs points en écho aux discussions de la journée.

De quoi va-t-on débattre ?

La question qui sera débattue est la suivante : « faut-il construire le stockage tel que proposé par l’Andra ? » La question de l’opportunité du projet sera donc clairement posée, ce qui est une exigence de tout débat public organisé dans le cadre de la CNDP. Par conséquent, la question de l’entreposage pourra être débattue. D’autres sujets seront en revanche hors du champ du débat. C’est par exemple le cas des déchets FAVL.

Les principaux sujets débattus seront les suivants :

  • Inventaire des déchets
  • Pourquoi un stockage plutôt qu’un entreposage ?
  • Pourquoi la Meuse/Haute-Marne ?
  • Dans quelles conditions de sécurité ?
  • Avec quelle réversibilité ?
  • Quel sera le transport généré ?
  • Quelles conséquences sur le territoire d’accueil ?
  • Quel coût et quel financement ?

Méthode de travail de la CPDP Cigéo

Le premier vecteur du Débat public sera l’organisation de 14 réunions publiques dont 8 auront lieu en Meuse et Haute-Marne et le reste sur des sites tels que Marcoule, La Hague, Nancy, ou encore à Paris (pour les aspects internationaux). L’essentiel de ces réunions devra être consacré aux questions et aux réponses qui peuvent y être apportées. De ce fait, leur trame sera généralement la suivante :

  • Présentation par le maitre d’ouvrage (Andra)
  • Parole donnée au public
  • Durée : environ 3h, ce qui devrait permettre à 20-25 personnes de s’exprimer lors de chaque réunion
  • Parfois, des éléments complémentaires pourront être ajoutés par des experts extérieurs sur des thématiques spécifiques.

Le deuxième pilier du Débat public sera le débat « par correspondance ». Il pourra se faire sur internet, par le biais du site qui sera mis en ligne par la CPDP et sur lequel le public pourra réagir et poser des questions. Il pourra également se faire par courrier, pour toutes les personnes qui souhaitent participer mais ne disposent pas d’un accès à internet.

Le calendrier

Concernant le calendrier du débat (15 mai - 31 juillet puis 1er septembre - 15 octobre), M. Bernet souligne que la volonté, en tenant le débat en 2013, était d’une part de respecter la loi, qui le prévoyait à cette date, mais également d’éviter que les conclusions de la CPDP soient rendues publiques lors de la campagne électorale municipale de 2014.

Quels résultats pour le Débat public Cigéo ?

À l’issue du Débat public, la CPDP ne produira pas des conclusions, ni des recommandations mais une synthèse des débats, qui devrait atteindre 80 à 90 pages au maximum.

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26 juin 2013 3 26 /06 /juin /2013 21:33

Le débat public sur le centre projet de centre de stockage de déchets nucléaires va se dérouler du 15 mai au 15 octobre 2013 (avec une coupure au mois d'août).

 

Tout le monde le sait :

ce n'est pas un référendum,

mais seulement un débat.

 

Les réunions (trois heures - à partir de 19 heures) débuteront par une présentation du projet par l'Andra ; ensuite les intervenants auront entre 3 et 5 minutes.

Les dates :

  • 23 mai 2013 à Bure (salle polyvalente) : "réunion inaugurale" ==> la réunion a été interrompue au bout d'un quart d'heure
  • 30 mai 2013 à Saint-Dizier (Palace) : "l'insertion dans le territoire" ==> le débat a été reporté
  • 6 juin 2013 à Joinville (salle Hanin) ==> le débat a été reporté
  • 13 juin 2013 à Bar-le-Duc (salle Dumas) : "l'insertion dans le territoire" ==> le débat a été reporté
  • 20 juin 2013 à Nancy (palais des congrès) : "la réversibilité" ==> le débat a été reporté
  • 27 juin 2013 à La Hague (salle Mantécot à Cherbourg) : "l'inventaire prospectif des déchets dans différentes hypothèses d'évolution du nucléaire" ==> le débat a été reporté
  • 4 juillet 2013 à Ligny-en-Barrois (salle Barbier) ==> le débat a été reporté
  • 11 juillet 2013 à Chaumont sur Marne (salle des fêtes) ==> le débat a été reporté
  • 5 septembre 2013 à Saint-Laurent-des-Eaux (salle des fêtes de Beaugeancy) : "le projet CIGEO et les centrales de production électrique nucléaire"
  • 10 septembre 2013 à Le Bugey (salle Pluriactivités de Saint-Vulbas) : "le projet CIGEO et les centrales de production électrique nucléaire"
  • 19 septembre 2013 à Marcoule (CC Lagrange à Bagnols-sur-Cèze) : "les voies de gestion : transmutation, entreposage, stockage"
  • 23 septembre 2013 à Paris (UIC) : "les expériences internationales"
  • 3 octobre 2013 à Commercy (salle des Roises) : "le coût financier et le financement du projet"",
  • 10 octobre 2013 à Echenay (salle polyvalente) : réunion de conclusion

 

Mais il ne faut donc pas se faire d'illusion : dans son rapport, la Commission n'exprimera pas un avis sur le projet ; elle rapportera seulement ce qui aura été dit au cours des différents débats !!!

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16 juin 2013 7 16 /06 /juin /2013 13:52

Le CLIS de Bure a fait réaliser un film documentaire "Escale à Bure"

Ce film a été diffusé :

  • sur Mirabelle TV les mercredi 19 juin à 20h30, le 20 juin à 21h30 et 1h15, le 22 juin à 3h30, le 23 juin à 10h30 et 23h, le 24 juin à 13h30, le 25 juin à 15h et le 26 juin à 16h30. Cette chaîne est accessible sur la TNT canal 23 dans les zones suivantes : Moselle, Meurthe et Moselle nord et Meuse nord, ainsi que les zones frontalières de la Sarre du Luxembourg et de la Belgique et également via une BOX sur les canaux suivants :
    • box tv-internet : livebox chaîne 244 / 9-box ch. 351 / freebox ch. 226 /B-box ch. 414
    • fransat : ch. 105
    • numericable : ch. 33
    • P&T luxembourg : ch. 44
  • sur Vosges Télévision et Territorial TV à des dates qui seront précisées ultérieurement.

Pour disposer de ce film documentaire sur DVD du CLIS "Escale à Bure", il suffit de le commander gratuitement par courrier ou courriel :

Pour en savoir plus, consulter le site internet du CLIS de Bure

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20 mai 2013 1 20 /05 /mai /2013 22:03

Sommes-nous capables de démanteler nos centrales nucléaires ?

(d'après l'article de présentation sur ARTE)

Dossier ARTE France / © Eclectic Presse - 68mn  - Réalisateur: Bernard Nicolas 

  • mardi 21 mai 2013 à 20:50, rediffusions : 26 mai 2013 à 12:30 et 06 juin 2013 à 09:00
  • pour revoir sur ARTE, cliquer sur le lien

Un état des lieux alarmant sur les dangers de la déconstruction des sites nucléaires.

De la France aux États-Unis en passant par l'Allemagne, les pays qui ont misé sur l'énergie nucléaire se trouvent aujourd'hui confrontés à un nouveau défi : le démantèlement de leurs centrales vieillissantes ou définitivement mises à l'arrêt.

Voici quarante ans, leurs concepteurs n'avaient pas prévu que, devenus trop vieux et donc dangereux, ces réacteurs devraient être un jour démontés, et qu'il faudrait stocker leurs déchets hautement radioactifs.

Si les opérateurs et les autorités de la sûreté nucléaire assurent pouvoir maîtriser ce processus de démantèlement, la réalité est toute autre.

Risques non maîtrisés

Après les documentaires Médiator, histoire d'une dérive et France Télécom Orange, malade à en mourir, déjà diffusés par ARTE, Bernard Nicolas s'attaque cette fois à l'industrie nucléaire.

Dans sa nouvelle enquête, ce spécialiste de l'investigation dévoile l'aventurisme des politiques de démantèlement en cours, reposant sur des techniques complexes que nul ne maîtrise à ce jour, en dépit des déclarations rassurantes des autorités et des gestionnaires du nucléaire.

Entre problèmes techniques à répétition, risques permanents de contamination pour l'homme et l'environnement, et surtout impossibilité de stocker en toute sécurité des déchets nucléaires (dont certains resteront dangereux pendant des centaines de milliers d'années), le réalisateur revient sur les ratés et les dangers de ces programmes de démantèlement, révélant au passage leur coût exorbitant.

Celui-ci a été totalement sous-évalué - ce qui, en période de restrictions budgétaires, rend le problème encore plus insurmontable. Bernard Nicolas dénonce également le lobbying, parfois outrancier, d'opérateurs nucléaires qui pratiquent le chantage à l'emploi ou subventionnent à tours de bras, pour faire accepter aux populations la proximité de centres de stockage de déchets.

Au fil des témoignages - physiciens, militants d'associations anti-nucléaires, mais aussi salariés du nucléaire -, on découvre l'imprévoyance totale d'une industrie qui se targue pourtant d'une expertise scientifique sans faille.

Cette enquête sans concessions dresse un bilan préoccupant de l'état du parc nucléaire dans les pays développés.

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23 avril 2013 2 23 /04 /avril /2013 19:39

Océans poubelles : sur Arte, ce 23 avril à 20h55, 52 min

pour revoir le film sur Arte

Immerger des fûts de matières irradiées en pleine mer semble aujourd’hui scandaleux, mais cette technique a été par le passé considérée comme une forme de stockage scientifiquement justifiée : la radioactivité des déchets déposés à plus de 4 500 mètres de profondeur était censée s’éliminer par dilution.

 

Il est désormais admis qu’elle ne fait que se répandre de manière incontrôlée.

 

Dans quel état sont aujourd’hui ces barils, dont même les autorités ne connaissent pas la localisation exacte ? Thomas Reutter et Manfred Ladwig partent à la recherche de ces déchets engloutis, guidés par un ancien militant écologiste qui, à l’époque, a tenté de barrer la route en Zodiac aux bateaux chargés de fûts.

 

Ils rencontrent des responsables politiques, des membres de Greenpeace et des scientifiques, à qui ils soumettent les échantillons prélevés. Ils mettent ainsi au jour un phénomène nié ou dissimulé, dont les conséquences nous échappent largement.

 

Une problématique d’autant plus actuelle qu’alors même que le stockage en mer est interdit depuis 1993, il est toujours légal d’y rejeter des eaux contenant des radionucléides.

 

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Et la suite,...

 

Arctique, Cimetière atomique : sur Arte, ce 23 avril à 21h45, 26 min

 

Pour revoir le film sur Arte

 

Des milliers de caissons métalliques, dix-neuf navires chargés de déchets radioactifs, quatorze réacteurs, et, surtout, trois sous-marins nucléaires... : tous reposent au fond de l’océan Arctique – première zone de pêche au cabillaud du globe.

 

Les parties métalliques rouillent, l’eau salée ronge le béton et des particules radioactives s’échappent des épaves. Pourtant, l’omerta est de mise.

 

Pour avoir dénoncé l’état déplorable de la flotte russe et le risque d’accident nucléaire, un ingénieur et inspecteur de sous-marins a été emprisonné ; un autre militaire n’accepte de témoigner qu’anonymement.

 

Un rapport remis en 2011 au Kremlin par le ministère russe de l’Environnement appelait à couler des sarcophages de béton autour de deux des trois sous-marins d’ici 2014 au plus tard – mais la recommandation est restée à ce jour lettre morte.

 

Oui, mais c’est dans le passé !!!

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8 avril 2013 1 08 /04 /avril /2013 22:25

D'après le site internet de l'ANCCLI : http://www.anccli.fr/'

 

08 et 09 avril 2013 : deux journées pour en savoir plus sur l'histoire des déchets nucléaires

Toutes les parties prenantes s’accordent aujourd’hui à dire que quelle que soit l’orientation future de la politique énergétique nationale, les déchets radioactifs existent, qu’il faut s’en préoccuper et assurer leur gestion. Il s’agit d’un sujet d’importance nationale sur lequel le débat ne doit pas se limiter aux territoires situés à proximité des centres et projets de centres de stockage de déchets.

 

C'est dans ce cadre que l'ANCCLI, le CLIS de Bure et l'IRSN ont organisé, les 08 et 09 avril, deux journées d'information :

 

Lundi 8 avril : « Vos déchets radioactifs : quelles solutions »

Ce séminaire s’inscrit dans le dialogue technique engagé depuis 2012 par l’ANCCLI, le CLIS de Bure et l’IRSN pour partager les connaissances sur cette problématique, dans l’optique d’une contribution des CLI à une gestion sûre et éthique des déchets.

 

Les CLI pourront ainsi intervenir, par exemple, par le biais de cahiers d’acteur, lors du débat public CIGEO qui commence le 15 mai 2013. L’ANCCLI a d’ores et déjà prévu de rédiger un cahier d’acteur pour ce Débat.

Documents disponibles :

 

Mardi 9 avril : Historique de l’instruction technique du dossier CIGEO à travers l'instruction des différents dossiers et travaux de l’IRSN

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5 avril 2013 5 05 /04 /avril /2013 14:13
Affiche café Nucleus

Vendredi 5 avril 2013 - Salle des fêtes de Dammarie sur Saulx - À partir de 18 h

 

Edito
En 2013 a lieu le débat public, organisé préalablement à la demande d'autorisation de construction de Cigéo à Bure.
C’est dans le cadre de sa mission d’éducation scientifique, prévue dans ses statuts, que l'association « Sur Saulx » souhaite prendre part à ce temps fort et proposer à la population un débat d'idées, à la portée de tous. Nous souhaitons également nous adresser aux plus jeunes. L'association n'a pas vocation à prendre position dans le débat, mais elle a souhaité y contribuer activement en essayant d'apporter une diversité de réponses pour permettre à tous de mieux comprendre.

Pourquoi Nucléus ?


Nucléus était l’ancien nom du noyau cellulaire et aussi le nom donné à la roche dure ; ce nom réunit deux aspects du sujet car il symbolise à la fois l’origine de la vie et sa nécessaire protection, et la roche qui est prévue pour y enfouir les déchets.


Nucléus est aussi le nom du petit personnage qui pose les questions dans ce livret.
 

Nous avons demandé à l'ANDRA, au CLIS, à la CRIIRAD, à l'Association des Elus 52 et 55 et à la Maison de la Résistance de répondre simplement à des questions qu'un bon nombre d'entre nous se pose. Dans ce document, la formulation des réponses a été respectée. 

 

Nous avons sollicité l'ANDRA, comme les autres structures, par courrier du 20 janvier 2013 et malgré plusieurs rappels téléphoniques et l'engagement oral du Directeur du site, nous n'avons pas reçu de réponses dans le temps imparti pour permettre l'impression de ce feuillet. Nous nous engageons à diffuser l’ensemble des réponses, dès réception, sur notre blog.
 

 L'association « Sur Saulx » a donc choisi d'organiser ce Café Nucléus à Dammarie sur Saulx (Salle des fêtes), le vendredi 5 Avril 2013, à partir de 18 h. Tous les renseignements sont précisés à la fin du livret. 

 

Après une conférence de M. Desbordes de la CRIIRAD sur l'ensemble des déchets nucléaires, le débat se construira à partir des questions du public en présence des structures invitées. 

 

Ce Café sera un temps d’éducation populaire, comme tous les autres, et ce sera bien sûr aussi un moment de convivialité et de musique, à partager entre petits et grands autour d'un repas.


Marie Christine Crublé
Administratrice, en coordination du Café
Bernard Guillemin, Président

 

Important : les réponses de l'ANDRA (ci-dessous) sont dans une présentation différente ; elles n'avaient pas été insérées dans le livret (communiquées trop tard)

 

1) Combien de pays enfouissent les mêmes déchets et depuis combien de temps ?

  • CRIIRAD Aucun à ma connaissance, seuls des déchets militaires l’ont été aux USA. 
  • Maison de la résistancePour l'instant aucun pays n'a enfoui de déchets HA ou MA-VL. Plusieurs projets sont à l'étude (Finlande, Allemagne, États-Unis, Australie, etc...) bien que certains soient momentanément stoppés (Allemagne, États-Unis). Le seul projet d'enfouissement de déchets nucléaires concerne des déchets à faible et moyenne activité, enfouis à Asse en Allemagne et c’est une catastrophe. Infiltration d’eau saumâtre, danger d'écroulement, fûts éventrés, difficulté technique de récupération des fûts sont autant de problèmes que les experts n'avaient pas prévus et auxquels ils ont du mal à trouver une solution aujourd'hui. 
  • CLIS Aucun pays ne dispose actuellement d’un stockage profond pour les déchets HAVL. 
  • ANDRA Aux Etats-Unis, le WIPP (Waste Isolation Pilot Plant) stocke depuis une dizaine d'années les déchets de moyenne activité à vie longue (MA-VL) issus des activités de défense américaines. En Finlande et en Suède, les demandes d'autorisation de création des stockages pour les combustibles usés (déchets de haute activité - HA) sont en cours d'instruction. De nombreux autres pays mènent également des recherches en vue de la mise en oeuvre d'un stockage profond (Allemagne, Belgique, Canada, Chine, Japon, Royaume-Uni, Suisse...).

 

2) Quels sont les organismes officiels qui ont confiance et qui soutiennent le projet ?

  • CRIIRAD Ceux qui le portent sont l’ANDRA et les producteurs de déchets qui le financent (EDF, CEA, Aréva)  
  • Maison de la résistanceL'autorité de Sûreté du Nucléaire (ASN), l'Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire (IRSN), l'Agence Internationale de l'Énergie Atomique (AIEA), Vinci, Bouygues, Eiffage, Électricité de France (EDF), AREVA, Commissariat à l'Énergie Atomique (CEA), le Comité de Haut Niveau (CHN), le Comité Local d'Information et de Suivi (CLIS), etc... On s'aperçoit à la lecture de cette liste que la plupart des protagonistes ayant confiance en ce projet ont des intérêts à ce que celui-ci se fasse. 
  • CLISLes organismes officiels publics qui suivent les recherches (Commission Nationale d’Evaluation, Autorité de Sûreté Nucléaire) sont favorables au principe du stockage profond. 

 

3) Quels sont les organismes officiels ou non qui ne soutiennent pas le projet ?

  • Je n’en connais pas. CRIIRAD
  • Différentes associations locales ou nationales, des élus, des scientifiques indépendants, de nombreux citoyens. Maison de la résistance
  • Certaines ONG (Sortir du Nucléaire, Greenpeace) et des associations locales sont opposées au stockage. CLIS
  • ANDRA : Quels sont les organismes officiels ou non qui ne soutiennent pas le projet ?

Après les 15 années de recherche organisées par la loi du 30 décembre 1991, le Parlement s'est prononcé par la loi du 28 juin 2006 pour le stockage réversible profond comme solution de référence pour la gestion des déchets les plus radioactifs et a demandé à l'Andra de mettre en oeuvre un tel stockage. Cette position s'est notamment appuyée sur l'évaluation des études et recherches par l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) et par la Commission nationale d'évaluation (CNE) qui ont confirmé les résultats de l'Andra sur la faisabilité de principe du stockage profond.
L'ASN et la CNE ne se prononceront sur le projet Cigéo lui-même qu'après le dépôt par l'Andra en 2015 de la demande d'autorisation de création du stockage, après une évaluation technique qui pourra durer plusieurs années.
Plus généralement, de nombreux acteurs expriment leur point de vue et leurs attentes sur le projet Cigéo : les autorités de contrôle, les élus, la société civile, lés industriels, les scientifiques... Leurs points de vue sur le projet seront exprimés lors du débat public au travers de contributions ou de cahiers d'acteurs.

 

4) Combien de surfaces de terres seront consacrées au projet d’enfouissement ?

  • CRIIRAD Je ne sais pas ce que vous entendez par là puisque l’essentiel va se passer en profondeur, en surface il ne doit pas y avoir une grosse emprise au sol, les chiffres sont donnés par l’ANDRA.  
  • Maison de la résistanceOfficiellement le projet devrait s'étendre sur 300 ha en surface et 1 500 ha en souterrain. Il faut savoir que l'ANDRA est actuellement propriétaire de plus de 600 ha et que 650 autres hectares sont bloqués au niveau de la SAFER, dans le but de « réaliser des échanges ». Que fera l'ANDRA avec toutes les terres supplémentaires ? Revente à des agriculteurs ou implantation d'autres entités liées au nucléaire ?  
  • CLIS Dans le projet de l’ANDRA présenté au CLIS, environ 400 hectares sont nécessaires pour l’implantation des installations. 
  • ANDRA Le projet Cigéo présente les caractéristiques suivantes

    En surface, l'emprise des installations industrielles nécessaires à la réception des colis, leur contrôle et leur préparation avant stockage est d'environ 200 hectares et celle des installations industrielles support aux travaux souterrains d'environ 110 hectares. Les déblais issus du creusement nécessiteront à terme environ 130 hectares.
    En souterrain, Cigéo se développera au fur et à mesure des besoins de stockage. Au terme d'une centaine d'années d'exploitation, sa superficie serait d'environ 15 km2.

5) Quelle superficie sera nécessaire en 2020 ?

  • CLIS En 2020, si l’ANDRA était autorisée à construire le centre de stockage, ce serait au mieux la phase initiale des travaux. La surface occupée serait celle du projet, soit 400 hectares. 
  • ANDRA : Les emprises correspondant aux installations de surface et nécessaires au stockage des premiers déblais seront requises au démarrage du chantier de construction de Cigéo.

 

6) Quelle superficie sera nécessaire pour le remblai de creusement ?

  • Maison de la résistance160 ha seront nécessaires pour accueillir le remblai de creusement. Le volume de roches excavées est estimé à 10 millions de mètres cubes. 
  • CLIS D’après les informations disponibles, la surface dédiée aux verses (matériaux extraits lors du creusement) serait d’environ 30 hectares. 
  • ANDRA : Les déblais seront stockés au fur et à mesure de là construction de Cigéo sur une zone d'environ 130 hectares, à proximité des installations de surface support aux travaux souterrains. Environ 40% de ces déblais seront réutilisés pour la fermeture des ouvrages souterrains.

 

7) Combien y aura-t-il de puits ?

  • Maison de la résistanceIl y aura différents types de puits. Des puits destinés à l'acheminement du personnel et du matériel (certainement 2 puits), 2 puits de retour d'air dont l'un dédié spécifiquement à la zone MAVL qui aura besoin d'être ventilée pour éviter l'accumulation d'hydrogène et donc l'explosion. Le débit de ventilation de ces puits sera de 1,8 million de m3/h.  
  • CLIS En l’état actuel du projet, il y aurait au moins deux puits verticaux et une descenderie. 
  • ANDRA : A ce stade des études, 5 puits sont prévus pour permettre le transfert du personnel, des matériels et des engins, la remontée des déblais et la ventilation des ouvrages souterrains. Une descenderie (ou tunnel incliné) est prévue pour le transfert des colis de déchets.

 

8) Comment les déchets sont-ils enfermés et quelle est la sécurité ?

  • CRIIRAD : Plusieurs barrières (emballages en fait) selon l’ANDRA. 
  • Maison de la résistance : Une fois enfouis, différentes barrières artificielles seront mises en place par l'ANDRA. Ces barrières ayant une durée de vie limitée, l'ANDRA compte ensuite sur la géologie du sous-sol pour contenir et freiner la propagation de la radioactivité de telle manière que lorsque celle-ci ré-atteindra la surface elle sera inférieure à la radioactivité naturelle. Peut-on faire confiance à des calculs/schémas scientifiques sur une période aussi importante (des dizaines voire des centaines de milliers d'années de nocivité) ? Tous les paramètres ont-ils été pris en compte ? 
  • CLIS : Actuellement, les déchets HAVL sont coulés dans une matrice en verre (procédé de vitrification). Dans le concept ANDRA, cette matrice serait mise dans un conteneur en acier, lui-même inséré dans un sur-conteneur, en acier également. 
  • ANDRA : Sur leur site de production, les déchets sont solidifiés et immobilisés sous une forme non dispersable. Ils sont placés dans des colis, en acier ou en béton. Ces colis sont contrôlés lors de leur production. Pendant leur transport, ces colis seront protégés dans des emballages conçus pour être étanches et le rester même en cas d'accident (collision, incendie, immersion...). Sur le site de Cigéo, les emballages et les colis seront contrôlés. Les colis seront placés dans des conteneurs de stockage en acier ou en béton. Ces, colis de stockage seront transférés en souterrain dans une hotte de protection en acier. Ils seront placés dans des ouvrages souterrains qui formeront une seconde protection pendant l'exploitation du stockage. A long terme, c'est l'argile qui assurera le confinement sur de très longues échelles de temps.

 

 

9) Comment est gérée la chaleur produite par les déchets ?

  • Maison de la résistance En espaçant les galeries de stockage de telle manière à ne pas dépasser un point de criticité. 
  • CLIS Le projet ANDRA prévoit une aération des alvéoles de stockage en phase exploitation. 
  • ANDRA Les déchets de haute activité (HA) dégagent de la chaleur. Ces déchets sont actuellement entreposés dans des bâtiments à La Hague (Manche) et Marcoule (Gard). La chaleur est évacuée par la ventilation. Pour que ces colis soient acceptés dans le stockage, leur chaleur devra avoir diminué pour être inférieure à 500 watts par colis. Cette chaleur s'évacuera majoritairement dans la roche, sans nécessité de ventiler les alvéoles HA. Une partie de la chaleur s'évacuera également dans les galeries d'accès aux alvéoles, qui seront ventilées.

     

10) Y a-t-il de l’eau à proximité des lieux de stockage ?

  • CRIIRAD  Oui selon des géologues indépendants (Antoine Godinot), il y a des nappes dans le secteur, dont une nappe d’eau chaude (potentiel géothermique prouvé, mais qui n’aurait pas été mis en évidence par l’ANDRA dans ses dossiers) 
  • Maison de la résistanceLa couche d'argile est une couche saturée en eau. L'eau ne s'y déplace donc pas (quand tout va bien). Cependant, la ventilation obligatoire des galeries va assécher cette couche. Cette couche dans laquelle l'ANDRA entreprend d'enfouir les déchets est en sandwich entre deux couches calcaires donc aquifères. La couche du dessous est à 45 mètres. Pour avoir un comparatif, le centre d'enfouissement du Nevada avait sa couche aquifère la plus proche à 200 mètres en dessous de la zone d'enfouissement (site fermé aujourd'hui suite à la décision de fermer tous les centres d'enfouissement des États-Unis). Ces chiffres sont tirés de la conclusion du forage Est 432 réalisé dans la forêt de Montiers sur Saulx (dossier argile 2005). Malgré le faible débit en eau au niveau du labo, s'ils ne pompaient pas tous les jours cette eau (couche du dessus, au niveau de l'oxfordien) ils auraient les pieds dans l'eau. Certifier que le pompage sera assuré sur 100 ans afin d'éviter toute infiltration d'eau dans les galeries est un très gros pari. En cas de conflit social (il y a 100 ans on était en France à la veille de la première guerre mondiale) ou d'arrêt du projet, l'ensemble du centre d'enfouissement serait complètement inondé en moins de 2 mois, voire plus rapidement. S'en suivrait alors la contamination des autres couches aquifères... 
  • CLISLes couches géologiques contiennent de l’eau, le Callovo-Oxfordien à 500 mètres de profondeur également. Mais cette eau, d’après les expérimentations, ne circule pas ou peu. C’est l’un des objets d’étude du laboratoire. 
  • ANDRA L'eau présente dans l'argile est très peu mobile (elle parcourt quelques centimètres dans la roche en 10 000 ans). Les écoulements dans les formations géologiques en-dessous et au-dessus de la couche d'argile de 130 m d'épaisseur sont également étudiés. L'eau s'y déplace de quelques mètres en un siècle au plus.

     

11) Quelle quantité d'eau sera nécessaire pour le fonctionnement ? Comparer avec la consommation annuelle moyenne d'une famille.

  • Maison de la résistance« Une fois le centre mis en service en 2025, les besoins en eau sont estimés de l'ordre de 100 m3 par jour (équivalent d'un village de 700 habitants) » (p 83 du dossier de maître d'ouvrage, janvier 2013) Les conditions actuelles d'approvisionnement en eau du laboratoire (par le forage d'un village de Haute-Marne) ne suffiront pas à répondre aux besoins du Cigéo, évalués à 500 m3/jr durant la phase travaux. 
  • CLIS Le fonctionnement du centre de stockage devrait nécessiter environ 500 m3/jour (Consommation d’un village de 1 000 à 2 000 habitants). 
  • ANDRA Une fois le Centre mis en service, les besoins en eau sont estimés à environ 100 m3/jour (équivalent à la consommation moyenne d'une commune de 700 habitants). Pendant la phase initiale du chantier, les besoins seront plus importants, de l'ordre de 500 m3/jour (équivalent à la consommation moyenne d'une commune de 3 500 habitants). Cela couvre les besoins liés aux travailleurs (restauration, équipements, sanitaires, ... etc.) et les besoins liés au fonctionnement du Centre (fabrication du béton, réserves en cas d'incendie,...).

 

12) Quelles sont les caractéristiques de ces déchets hautement radioactifs ?

  • CRIIRAD Ce sont des déchets de haute activité à vie longue et qui dégagent encore un peu de chaleur. 
  • Maison de la résistanceHautement toxiques, hautement radioactifs, production de chaleur, dégagement d'hydrogène.  
  • CLIS Les déchets HAVL contiennent des radioéléments qui ont une durée de vie très longue, ce qui signifie qu’il faut une très longue période de temps pour que la radioactivité diminue. Ils dégagent également de la chaleur. 
  • ANDRALes déchets de moyenne activité à vie longue (MA-VL) représentent 3 % du volume total des déchets radioactifs et 4% de la radioactivité totale. Si Cigéo est autorisé, ils seront stockés sur la période 2025-2075.

    Les déchets de haute activité (HA) représentent 0,2 % du volume total des déchets radioactifs et 96 % de la radioactivité totale. Une zone pilote sera réalisée en 2025. La majorité des déchets HA ne sera stockée qu'à partir de 2075.

 

13) Comment retirer ces déchets dans 150 ans, ou après, si on trouve un moyen de les retraiter ?

  • CRIIRAD Le stockage est prévu pour être « réversible » pendant un certain temps (100 ans ??). Mais cela pour moi n’est pas réalisable puisque par définition un stockage géologique est conçu comme « irréversible »  
  • Maison de la résistanceIl sera impossible de les retirer. La réversibilité n'est envisagée que sur la durée du temps du stockage. Et encore...  
  • CLIS Le retrait des déchets ne sera possible, selon le CLIS, que pendant la période d’exploitation du stockage (environ 100 ans). Au-delà, le stockage est destiné à être fermé. 
  • ANDRA La durée d'exploitation prévue pour Cigéo est de l'ordre de 100 ans. Pendant toute la durée d'exploitation, l'Andra propose que des rendez-vous soient organisés régulièrement après la création de Cigéo pour examiner la conduite industrielle du stockage, les avancées des études et recherches qui seront poursuivies en France et à l'étranger sur la gestion des déchets radioactifs et décider de l'orientation à donner à la poursuite du stockage des déchets radioactifs dans Cigéo. A la fin de l'exploitation, la décision de fermeture du stockage conduira à remblayer les galeries souterraines, les puits et la descenderie pour assurer la sûreté du stockage sans nécessiter d'actions de l'homme. Pour revenir dans le stockage, il serait alors nécessaire d'excaver les remblais de fermeture et les scellements.

     

14) Quel sera le parcours précis des déchets au milieu des villages ?

  • CRIIRAD L’acheminement doit se faire au final par camion, je pense (à vérifier auprès de l’ANDRA) qui passeront forcément par quelques villages.  
  • Maison de la résistanceIl est impossible de répondre à cette question aujourd'hui car il nous manque des éléments. L'ANDRA doit encore statuer sur la méthode définitive d'acheminement des déchets (voie ferroviaire jusqu'au site d'enfouissement ou seulement jusqu'à Bar le Duc puis transport par camions jusqu'au site). 
  • CLIS Pas d’information précise sur ce point (en attente d’éléments en vue du débat public). 
  • ANDRA Le transport ferroviaire est privilégié, ce qui limite les traversées de villages. Trois scénarios sont étudiés : 

Le premier scénario consiste en une desserte ferroviaire directe depuis le réseau existant dans la vallée de l'Ornain jusqu'à Cigéo, ce qui nécessite de créer un raccordement ferroviaire d'environ 15 km.

Le second scénario consiste à implanter le terminal ferroviaire sur le réseau existant dans la vallée de l'Ornain puis à transporter les colis jusqu'à Cigéo par la route.

Le troisième scénario consiste à implanter le terminal ferroviaire sur le réseau existant dans la vallée de la Marne puis à transporter les colis jusqu'à Cigéo par la route. Les colis de déchets sont transportés dans des emballages spécifiques qui assurent la sécurité des transports.

 

15) Combien de camions traverseront les villages chaque semaine ?

  • CRIIRAD Le nombre par jour dépendra de la rapidité de remplissage… 
  • Maison de la résistanceL'approvisionnement en matériaux de construction durant la phase de construction du Cigéo nécessitera jusqu'à plus de 200 camions/jour, correspondant à 40/60 wagons/jr ou à 8/12 barges/jr. Puis, 50 camions correspondant à 10/15 wagons ou 2/3 barges de type « Freyssinet ». 
  • CLIS Pour l’acheminement des colis de déchets, on parle d’un train par semaine. 
  • ANDRA Le flux principal est lié au transport des matériaux nécessaires à la construction de Cigéo. L'Andra étudie la possibilité de réaliser une partie de ces transports par voie ferroviaire ou fluviale jusqu'à un terminal intermodal. Plusieurs options sont ensuite étudiées pour leur transport jusqu'à Cigéo (réseau routier existant avec déviations des villages, création d'une voie dédiée, transport par câble...). Dans l'hypothèse où tout le flux serait acheminé par camion, il représenterait un flux journalier de l'ordre de 100 camions par jour pendant la phase de construction initiale.

 

16) Quelle sera la durée d'entreposage pour chaque colis ?

  • CRIIRAD L’éternité, car il ne s’agit pas d’entreposage mais de « stockage » 
  • CLIS L’entreposage envisagé est dit « tampon », c'est-à-dire pour la période nécessaire à la réception des colis, leur conditionnement et leur mise en stockage. L’ANDRA parle de plusieurs semaines. 
  • ANDRA La durée moyenne entre la réception d'un colis dans les installations de surface de Cigéo et son stockage sera inférieure à deux semaines. Cela comprend l'ensemble des opérations de réception des emballages de transport, de contrôle des colis de déchets, de mise en conteneur de stockage et de manutention jusqu'à l'alvéole de stockage.

     

17) Quel sera le volume d'entreposage en 2020 ?

  • CRIIRAD Le volume des déchets est en gros connu mais c’est l’emballage qui représente le plus de volume et lui on ne sait pas encore en détail toutes ses caractéristiques.  
  • CLIS En 2020, il n’y aura aucun colis sur le site (au mieux phase de construction). 
  • ANDRA Le volume des déchets entreposés sur les sites de La Hague, Marcoule, Cadarache sera en 2020 de 4 000 m3 de déchets HA et de 45 000 m3 de déchets MA-VL (source Andra Inventaire national des déchets radioactifs 2012).

    Dans l'hypothèse où Cigéo est autorisé, il n'y aura pas d'arrivée de colis à Cigéo avant 2025. Des capacités d'entreposage tampon seront nécessaires sur Cigéo pendant son exploitation pour les activités de réception, de contrôle et de préparation des colis. Elles seront limitées au total à quelques centaines de mètres cubes et n'ont pas vocation à se substituer aux entreposages des sites de production.

 

18) Quels seront les nouveaux emplois créés sur le site et à quelle date ?

  • Maison de la résistanceDans le Dmo, l'ANDRA parle de 1 300 à 2 300 emplois entre 2019 et 2025.  
  • CLIS Les emplois qui pourraient être créés concernent principalement la construction des installations (BTP, mines). 
  • ANDRASi Cigéo est autorisé, entre 1 300 et 2 300 personnes (ouvriers, agents de maîtrise, techniciens, employés, cadres) travailleront sur le site pour construire les premières installations de Cigéo sur la période 2019-2025 (en prenant l'hypothèse d'une autorisation en 2018). En phase d'exploitation, entre 600 et 1 000 personnes travailleront de manière pérenne sur le site pour exploiter Cigéo et poursuivre en parallèle sa construction. En plus de ces emplois directs implantés sur le site, l'activité générée entretiendra des emplois indirects, notamment auprès de fournisseurs ou prestataires de Lorraine et de Champagne-Ardenne, et des emplois induits, répondant aux consommations courantes des salariés et de leurs familles sur leur lieu de vie.

 

19) Quels seront les avantages économiques réels pour le territoire ?

  • CRIIRAD ​ : Aucune idée sur les avantages mais pour les inconvénients ce sera surtout l’image de marque des produits locaux qui va en souffrir (les vignerons de la vallée du Rhône ont refusé ce stockage pour cette raison, et ils ont gagné) 
  • Maison de la résistanceJusqu'en 2005, une « mission de coordination pour l'implantation des laboratoires de recherche souterrains » publiait des études sur les impacts socio-économiques. Le dernier rapport date de mai 2005 ! Depuis plus rien. Si l'on s'en tient à ce rapport, les marchés attribués de 1999 à fin 2004 ont été attribués à 14% à des entreprises locales et 86% à des entreprises nationales. Il y est précisé que « l'augmentation des marchés attribués aux entreprises locales en 2004 est essentiellement due aux contrats liés au gardiennage et à la maintenance du site. Début 2005, le total du personnel de l'ANDRA et du Groupement Fnd Est était de 363 personnes. Faire de nouvelles études comme celles-ci devrait il me semble. Si on s'en tient aux discussions que j'ai pu avoir avec des gens de l'ANDRA ou du coin, il se trouve que les personnes employées à l'ANDRA ne font pas vivre directement les alentours. Ils vivent souvent en ville (Nancy, Bar, Chaumont) et ne sont pas originaires du coin. 
  • CLIS Les avantages (emplois, activités annexes, retombées financières…) ou les inconvénients (désertification, risques…) restent hypothétiques. 
  • ANDRA Aujourd'hui, les emplois directs liés au Centre Meuse/Haute-Marne de l'Andra (Laboratoire souterrain, Espace technologique, Observatoire pérenne de l'environnement, Ecothèque) représentent 370 personnes. 90 % des salariés habitent à moins de 40 km du Centre. En 2012, le montant total des commandes de l'Andra en Meuse/Haute-Marne s'est élevé à 12,4 M€.

    Les deux groupements d'intérêt public créés en Meuse et en Haute-Marne pour gérer les équipements de nature à favoriser et à faciliter l'installation et l'exploitation du Laboratoire ou de Cigéo et pour mener des actions d'aménagement du territoire et de développement économique ont été dotés de 30 M€ par département en 2012, financés par une taxe sur les installations nucléaires. Par ailleurs, EDF, le CEA et Areva mènent une politique active en faveur du développement économique local.
    Outre l'activité industrielle créée pendant plus de 100 ans, Cigéo nécessitera la réalisation d'infrastructures, de logements, de services liés à l'accueil des familles (école, services médicaux...).

 

20) Est-on certain qu’il n’y aura jamais de tremblement de terre ?

  • CRIIRAD Non bien sûr, encore moins en profondeur. 
  • Maison de la résistance Non. Bien sûr qu'on ne peut pas savoir. Les failles, elles, sont pour le coup repérables puisqu'une fissure ouverte a été repérée lors du forage Est 321-322 à 380 mètres de profondeur. Mais comme peu de forages ont été faits, connaît-on vraiment les risques ? 
  • CLIS Le risque de tremblement de terre existe toujours. 
  • ANDRA S'il est autorisé, Cigéo sera implanté dans l'Est du bassin de Paris qui, du fait de sa nature géologique, est une zone géologique très stable caractérisée par une très faible sismicité. Des tremblements de terre sont donc possibles mais de faible ampleur. Cigéo est conçu pour pouvoir résister à ces tremblements de terre.

 

21) Nous sommes près des Vosges sismiques, quelles sont les prévisions ?

  • CRIIRAD  On ne sait pas prévoir des tremblements de terre, on ne sait dire qu’une probabilité qu’il s’en produise. 
  • Maison de la résistanceIl est clair que la sismicité des Vosges n'est pas comparable à celle de Fukushima, seulement nous ne pouvons pas prévoir l'impact de cette sismicité. Des micros séismes peuvent créer des micros failles, pouvant créer des micros infiltrations d'eau, etc...  
  • CLIS Le risque sismique existe mais il est a priori relativement faible. Et l’impact d’un séisme sur des installations souterraines est limité (mais il faut le prendre en compte pour les installations de surface). 
  • ANDRA La zone de sismicité historiquement significative la plus proche est celle des Vosges/Forêt-Noire. Les études ont permis de définir quels seraient les plus forts séismes géologiquement possibles sur de grandes échelles de temps, où ils se produiraient et de montrer que de tels séismes ne remettraient pas en cause les propriétés de confinement de l'argile.

 

22) Comment la roche va-t-elle réagir et que vont devenir les tunnels au bout de 100 ou 200 ans ?

  • Maison de la résistance La roche va réagir c'est certain. L'ANDRA défend qu'une fois les galeries bouchées, elles s'affaisseront naturellement un peu et feront un beau sarcophage aux déchets. Cela est dans l'hypothèse où les galeries seront fermées car, pour le moment, ils ne savent toujours pas comment ils vont les fermer. L'idée, pour le moment, est de reboucher les galeries avec de la bentonite, une argile gonflant en présence d'eau. Celle-là ne doit jamais pouvoir se déformer dans le futur car, pour assurer l'étanchéité, elle doit faire appui sur les parois. C'est pour le moment impossible à certifier. Il y a une expérience « grandeur nature » en cours à St Dizier.  Enfin, vous imaginez bien qu'elle n'est pas vraiment grandeur nature et qu'elle n'y bénéficie pas des mêmes conditions.  
  • CLIS Au fil du temps, les alvéoles ou les galeries seront déformées, l’argile se resserrant. 
  • ANDRA Au terme de l'exploitation, les galeries seront refermées avec l'argilite conservée sur le site et des scellements en argile gonflante (des essais sont en cours au Laboratoire souterrain et un essai de scellement à l'échelle industrielle est réalisé à Saint-Dizier avec d'autres partenaires européens). Le remblaiement des galeries permet de limiter les déformations de la roche à long terme lorsque les revêtements des tunnels se dégraderont.

 

23) Quels sont les risques pour l’environnement dans le territoire ?

  • CRIIRAD Ce qui est certain c’est qu’au bout d’un temps long la radioactivité (qui n’aura pas disparu totalement) revienne à la surface. Dans l’immédiat il ne devrait pas y avoir d’impact important mais sans doute des rejets atmosphériques puisque certains déchets génèrent des produits gazeux radioactifs qu’il faudra bien éliminer. 
  • Maison de la résistanceTout dépend si l'on suit le scénario où tout se passe bien, comme sur le papier, ou si l'on commence à émettre des hypothèses de stockages prolongés en surface, d'accidents de la route, d'incendie dans les galeries, … 
  • CLISRisques à court terme (en cours d’exploitation) : accident (transport, manutention, incendie…) et fuites radioactives. Risques à long terme (après fermeture) : remontée à la surface de radioéléments (principalement via l’eau, directement consommée par l’homme ou consommée par les animaux ou les végétaux), ou rupture du confinement par intrusion. 
  • ANDRA Cigéo est conçu pour protéger l'homme et l'environnement pendant son exploitation et après sa fermeture. Cela repose sur de nombreuses dispositions qui permettent d'éviter la dispersion incontrôlée de radioactivité afin que la quantité de radioactivité qui se retrouve au contact des travailleurs et des populations riveraines soit très faible et ne présente pas de risque pour la santé.

    Pour garantir la sûreté du Centre pendant son exploitation, l'Andra a identifié dès la conception de l'installation, toutes les sources potentielles de dangers qui pourraient engendrer un impact (risques naturels, incendie, explosion, pannes ...) afin de supprimer ces risques si possible, les prévenir et réduire leur probabilité.

Malgré ces dispositions, l'Andra suppose que des situations accidentelles puissent se produire et prévoit des dispositions supplémentaires pour les maîtriser afin d'en minimiser l'impact. Des moyens de contrôle et de surveillance seront mis en place pour détecter tout dysfonctionnement.
Après la fermeture du stockage, la sûreté doit être assurée de manière passive et ne nécessiter aucune action humaine. Cela repose notamment sur le choix du milieu argileux et sur la conception du stockage. Néanmoins, une surveillance sera maintenue après la fermeture du stockage et des actions seront menées pour conserver et transmettre sa mémoire.
L'Andra a mis en place dès 2007 un Observatoire pérenne de l'environnement qui couvre un large territoire autour du futur centre de stockage (900 km2). Cet Observatoire permettra de vérifier l'absence d'impact radiologique de Cigéo sur l'environnement.
 

24) Quelles sont les conséquences des transports, pour les habitants à proximité des routes ou du rail ?

  • CRIIRAD  Difficile à dire (temps passé à côté, pannes, collisions,…) mais les normes d’irradiation sur les transports ne sont pas du tout protectrices des populations. 
  • Maison de la résistance : Nuisances sonores, poussières, … toutes nuisances liées à un fort trafic sur des routes de campagne. Après pour ce qui est de la dangerosité de ces transports je ne sais pas. On ne peut pas savoir. Enfin si : on est certain qu'il n'y aura aucun risque si l'on n'enfouit pas les déchets ! 
  • CLIS Risques d’accident, nuisances diverses. 
  • ANDRADes aménagements spécifiques (raccordement ferroviaire, déviations de routes, voies dédiées...) sont étudiés pour réduire au maximum l'impact des transports sur les riverains (cf. questions 14-15).

    Les transports de déchets radioactifs sont soumis à une réglementation internationale élaborée par l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA). Ils n'ont pas d'impact pour les habitants à
    proximité des routes ou du rail. En France, on estime à environ 11 000 par an le nombre total de transports nécessaires au cycle
    du combustible pour l'activité des centrales nucléaires d'EDF, dont environ 200 pour transférer les combustibles usés déchargés des réacteurs français jusqu'à l'usine Areva de La Hague. Ils s'effectuent sous le contrôle de l'Autorité de sûreté nucléaire.

25) Quels sont les risques pour nos arrière-petits-enfants (environ 120 ans) ?

  • CRIIRAD Difficile à dire, on est dans un domaine pas connu, donc impossible d’évaluer sérieusement la situation et donc les risques. 
  • CLIS Ce sont les risques à long terme. 
  • ANDRA Voir question 23.

 

26) Quelles sont les conséquences si l’eau du sous-sol devient radioactive ?

  • CRIIRAD  Si on ne la consomme pas ou on ne l’utilise pas, aucun risque. Mais l’eau n’est jamais immobile, elle peut donc transporter la pollution au-delà et parfois très loin. 
  • Maison de la résistance Contamination des ressources en eau potable vers l'ouest et le nord-ouest. Contamination des nappes et rivières qui servent à irriguer les cultures. Diffusion des particules radioactives par la pluie, les animaux, … 
  • CLISSi l’eau souterraine est radioactive, elle peut contaminer l’eau de consommation courante (humaine ou animale) et les végétaux (consommés par l’homme ou les animaux). 
  • ANDRA De nombreuses mesures sont d'ores et déjà réalisées dans tous les compartiments de l'environnement dans le cadre de l'Observatoire pérenne de l'environnement. Cela permettra de vérifier que Cigéo ne conduit à aucune pollution radioactive, notamment dans l'eau souterraine.

    Pendant la durée d'exploitation du stockage, ce sont les conteneurs de stockage et les installations de Cigéo qui confinent les substances radioactives des contenues dans les déchets (voir question 8).
    Après la fermeture du stockage, les études ont montré que le stockage n'aurait pas d'impact avant 100 000 ans et que celui-ci serait de l'ordre de 0,01 millisievert par an en évolution normale et qu'il resterait inférieur à 0,25 millisievert par an en situation dégradée (intrusion humaine, défaut d'un composant du stockage...), soit de l'ordre de 10 à 100 fois inférieur à la dose reçue liée à la radioactivité naturelle.

 

27) Quel sera l'accroissement de radioactivité due à l'entreposage ? Comparer avec la dose émise par un scanner.

  • CRIIRAD Cela n’a rien à voir avec un scanner (qui n’est pas sans risque lui-même), il y aura globalement augmentation de la radioactivité dans la région, c’est tout ce que l’on peut dire. 
  • CLIS : Pas d’information sur ce point (voir avec l’ANDRA ou avec des organismes de suivi de l’environnement autour des sites d’entreposage ou de stockage en surface). 
  • ANDRAPendant son exploitation, Cigéo sera à l'origine de très faibles quantités de rejets gazeux qui seront canalisés, mesurés et contrôlés avant d'être dispersés et dilués dans l'air. Ces rejets et leurs limites devront faire l'objet d'une autorisation par l'Autorité de sûreté nucléaire et seront strictement contrôlés durant toute l'exploitation. Une première évaluation, sur des hypothèses pessimistes, indique que l'impact de Cigéo pendant son exploitation serait de l'ordre de 0,01 millisievert par an à proximité du Centre, soit très largement inférieur à l'impact de la radioactivité naturelle (2,4 millisievert par an en moyenne en France). La dose reçue en une fois lors d'un scanner de l'abdomen est 1 000 fois plus importante (10 millisievert).

28) Quel sera l'impact de l'augmentation de la chaleur pour la couche d'argile?

  • CRIIRAD Toutes les études montrent que cela modifie les propriétés de l’argile et, sans doute, la rend moins imperméable (craquèlement,….) 
  • Maison de la résistanceModification des caractéristiques initiales de l'argilite. 
  • CLISLa déformation de l’argile due à la chaleur est à l’étude dans le laboratoire. 
  • ANDRA L'impact de la chaleur sur l'argile est étudié au Laboratoire souterrain. Dans le stockage, les colis HA seront espacés de façon à ce que la température dans la roche reste inférieure à 90 °C (inférieure à 100 °C avec une marge de sécurité). Cette élévation de température, qui s'atténuera avec le temps, ne dégrade pas les propriétés de l'argile.

 

29) Quelle politique de prévention sanitaire sera mise en place ?

  • CRIIRAD  Je ne comprends pas la question, il y aura peut-être un registre des cancers ouvert si les citoyens le demandent… mais ce n’est pas de la prévention ! 
  • Maison de la résistanceJe n'ai pas trouvé d'info là-dessus. J'ai eu une personne au téléphone qui habite à 10 km de Cattenom et qui m'affirme qu’ils ne sont pas du tout informés sur quoi faire en cas d'accident à la centrale. Je suis sûre qu'il existe des « conseils » à suivre mais aucun plan d'évacuation sérieux prenant en compte le système d'alerte, le déplacement et le relogement de tous les habitants qui peuvent être concernés de près par un incident nucléaire. 
  • CLIS Des plans spécifiques sont mis en oeuvre dans les zones comprenant des installations nucléaires de base (centrale, usine de retraitement, stockage…). 
  • ANDRA Les populations locales ont exprimé leur souhait de voir une surveillance de la santé autour du stockage. L'Andra a mis en place un groupe d'experts pour proposer des modalités techniques pour assurer cette surveillance. L'Andra a saisi ses ministères de tutelle pour que la gouvernance et l'organisation d'un tel dispositif soient précisées.

     

30) Quels sont les risques pour les habitants du canton ?

  • CRIIRAD La somme de tout ce que l’on a dit (transports, radioactivité, rejets, ….) 
  • Maison de la résistancePollution sonore, pollution visuelle, pollution de l'air, risques d'accidents sur le site d'enfouissement et sur les routes. Et puis aussi de devoir vivre dans une région vue comme une poubelle nucléaire.
  • ANDRA Voir question 23

 

31) Qui contrôlera l’accroissement des maladies sur le territoire (comme à la Hague) ?

  • CRIIRAD Voir plus haut : mise en place d’un registre des cancers ??? 
  • Maison de la résistance : l'Irsn : Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire.
  • CLIS Le CLIS demande que soit mis en place un état de référence sanitaire pour permettre un suivi des populations. 
  • ANDRA : Cigéo est conçu pour ne pas entraîner d'accroissement des maladies sur le territoire. Concernant le suivi sanitaire autour de Cigéo, voir question 29.
    Des enquêtes indépendantes pourront notamment être réalisées autour de Cigéo, comme cela a été le cas à La Hague avec la mise en place du groupe radioécologique Nord-Cotentin ou autour du Centre de stockage de l'Aube.

32) Comment concrètement la radioactivité nuit-elle à la santé ?

  • CRIIRAD Ce n’est pas la radioactivité qui nuit à la santé mais les rayonnements émis par les atomes radioactifs. Ces rayonnements endommagent les cellules, cela peut entraîner des cancers, des anomalies génétiques mais aussi beaucoup d’autres pathologies, on ne sait pas encore très finement les processus de détériorations. 
  • ANDRA : Les effets de rayonnements sur l'organisme varient en fonction des doses de radioactivité reçues. Cette dose se mesure en « millisievert » (mSv). Les fortes expositions à la radioactivité produisent la destruction de cellules de l'organisme et leur gravité augmente avec la dose. A partir de 5000 mSv, la dose est mortelle. Pour des expositions faibles (inférieures à 100 mSv), les effets (cancers, effets génétiques) correspondent à des transformations de cellules plutôt qu'à leur destruction et peuvent apparaître des années après l'exposition qui en a été la cause. De plus, ils ne se produisent pas systématiquement et sont appelés pour cela « probabilistes ». Les conséquences d'une exposition à de faibles doses font encore l'objet de débats dans la communauté scientifique. Par précaution, le code de la santé publique limite les doses reçues par les travailleurs exposés (industrie nucléaire, médecine...) à 20 mSv par an et à 1 mSv pour la population. Sur ses sites, l'Andra se fixe des contraintes plus fortes (5 mSv par an maximum pour ses salariés et ses prestataires, 0,25 mSv pour le public).

 

33) En cas d'augmentation anormale de radioactivité dans l'air, dans l'eau, quelles précautions devra prendre la population locale ?

  • CRIIRAD Le confinement est la première chose à faire en cas de contamination de l’air mais, ensuite, ce sont tous les produits agricoles qui vont l’être.  
  • Maison de la résistancePartir loin ! Et vite...  
  • CLISVoir les plans spécifiques d’intervention. 
  • ANDRA Cigéo est conçu pour ne pas engendrer de pollution radioactive.

    Le dispositif de surveillance de la radioactivité autour du centre de stockage permettra de repérer une éventuelle augmentation du niveau de la radioactivité, même d'un niveau très faible, avant qu'elle n'ait un impact sur l'environnement.

Un état de référence radiologique a d'ores et déjà été réalisé dans le cadre de l'Observatoire pérennne de l'environnement en 2008. Cette campagne de mesures a porté sur les sols, les eaux, la chaîne alimentaire (blé, colza, lait, fromage, neufs, chou), des bio-indicateurs (feuilles de hêtre, mousse terrestre, lichens). Elle a permis de mesurer dans l'environnement des éléments radioactifs naturels et artificiels (retombées de Tchernobyl, et essais nucléaires). Les valeurs enregistrées sont cohérentes avec les valeurs publiées par l'IRSN dans le cadre des synthèses annuelles des résultats des réseaux de surveillance.
 

34) Quelle est la part du nucléaire dans la production d'énergie mondiale et nationale ?

  • CRIIRAD Au niveau mondial, le nucléaire représente 2,3 % de l’énergie finale consommée. En France, c’est beaucoup plus, je crois aux environs de 10 à 15… Si on prend la production d’énergie c’est différent car avec le nucléaire on produit de la chaleur (pas de l’électricité directement) qu'il va falloir transformer en énergie mécanique (machine à vapeur) puis en électricité (rendement 33 %). Si on prend donc l’énergie « primaire » c’est bien plus que l’énergie « consommée finale » 
  • Maison de la résistanceDans la production d'énergie mondiale, le nucléaire en représente 2 %. Le nucléaire fournit à la France 17% de son énergie totale. 
  • CLIS Part du nucléaire dans la production d’énergie : mondiale : environ 6 % - nationale : environ 43 % . Part du nucléaire dans la production d’électricité : mondiale : environ 14 % - nationale : 75 % (source wikipédia) 
  • ANDRA Le nucléaire représente 2 % de la consommation finale d'énergie mondiale (en 2010) et 18 % de la consommation finale d'énergie en France (en 2011).

Source : Le dossier du débat national sur la transition énergétique - Socle de connaissances.

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7 mars 2013 4 07 /03 /mars /2013 22:17

Ce documentaire retrace l'enchaînement des évènements qui ont mené à l'explosion du réacteur de la centrale atomique de Fukushima.

 

Il a été retransmis sur ARTE le jeudi, 7 mars 2013 à 22:50

 

On peut le revoir sur le lien : Fukushima, chronique d'un désastre

 

(Japon, 2012, 47mn) - ARTE F Réalisateur: Steve Burns

 

S'appuyant sur des simulations scientifiques et sur les témoignages d'ingénieurs présents dans la salle de contrôle au moment du drame, ce documentaire retrace l'enchaînement des évènements qui ont mené à l'explosion du réacteur de la centrale atomique de Fukushima le 11 mars 2011.
 
En retraçant chronologiquement chacun des évènements qui a conduit au désastre - le tremblement de terre, puis, une heure après, le tsunami qui entraîne une première panne de courant, puis la deuxième panne qui paralyse le système de refroidissement du réacteur, causant la fonte de celui-ci et l'explosion d'hydrogène.
 
Le film soulève d'importantes questions techniques : 
  • Comment et pourquoi, après le tsunami, une panne complète de courant a-t-elle pu se produire au sein du réacteur de Fukushima ?
  • Dans quelle mesure les travailleurs de la centrale ont-ils été informés des dommages causés aux installations ?
  • Étaient-ils vraiment préparés à faire face à une telle situation ?
  • La décision des responsables de la centrale de lâcher de la vapeur radioactive dans l'atmosphère était-elle inéluctable ?
Pour réponde à ces questions, NHK a recueilli les témoignages des ingénieurs de la centrale qui étaient présents dans la salle de contrôle au moment de l'accident. Grâce à ces interviews et à des scènes reconstituées, le documentaire révèle un système de sécurité défaillant, le manque de préparation des équipes et, surtout, la vulnérabilité des réacteurs nucléaires.
 
Voir également d'autres films sur ARTE
 
 
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6 mars 2013 3 06 /03 /mars /2013 13:29

À quoi ressemble la vie des gens deux ans après la catastrophe nucléaire du 11 mars 2011 ?

Entre résistance et désespoir, triste retour dans la région de Fukushima.

 

Arte a diffusé un film "Le monde après Fukushima" le 5 mars 2013

Présentation du film "Un dérisoire dosimètre, aux carrefours ou accroché au cou des enfants, les rappelle sans cesse au monstre invisible et aux particules tueuses qu'ils tentent de retenir en disposant des bouteilles d'eau aux fenêtres. Dans la région de Fukushima, deux ans après, la vie ou du moins "l'existence" des habitants continue, en intégrant au quotidien la pollution radioactive. Au-delà du séisme et du tsunami, la catastrophe nucléaire a révélé les lézardes d'un système et sa criminelle arrogance. Et tous se souviennent avec effroi de la série d'erreurs et d'atermoiements qui a scellé leur destin, les politiques préférant "minimiser la situation au lieu de réduire les risques"."

 

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Et sur France Inter (La tête au carré) : Deux ans après, le désastre de Fukushima

 

En mars 2011, l'explosion de la centrale de Fukushima confrontait le Japon à une catastrophe nucléaire semblable à Tchernobyl

Deux ans après, de vastes territoires sont inhabités, incultivables. De zones maritimes sont interdites à la pêche et les familles vivent toujours sous la menace de la radioactivité.

Quelle est la situation sur place? Comme vont les enfants? Quelles sont les conséquences sanitaires de cette catastrophe sur la population? Comment vit on avec ce danger permanent et invisible?

  • Avec Kenichi WATANABE, réalisateur du documentaire : « le monde après Fukushima » diffusé le mardi 5 mars à 22h25 sur ARTE dans le cadre de la programmation spéciale « Fukushima deux ans après » et  le jeudi 7 mars 2013 autre documentaire « Fukushima, chronique d’un désastre » à 22 h 50 sur www.arte.tv 
  • et Roland DESBORDES, physicien et président de la CRIIRAD, www.criirad.org

 

 

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2 mars 2013 6 02 /03 /mars /2013 15:55

Le projet de stockage de déchets nucléaires est à l'étude. Il reste à déterminer combien cela risquerait de coûter !!!

voir l'article sur internet : Déchets radioactifs: l’ASN met les points sur les I

Le 10 février 2011 par Valéry Laramée de Tannenberg

 

Voilà des mois que le sujet empoisonne les relations entre les producteurs de déchets radioactifs (EDF, Areva et le CEA, essentiellement) et l’Agence nationale de gestion des déchets radioactifs (Andra).

 

Le sujet, c’est bien évidemment le coût du futur centre de stockage de déchets à haute activité et à vie longue (HAVL) qui doit ouvrir, dans la Meuse, vers 2025. Etabli en 2002, le premier devis avait été évalué à 15 milliards d’euros. Or, l’été dernier, une nouvelle estimation —officiellement d’origine inconnue— avait été publiée dans la presse: 35 milliards!

 

L’information avait fait bondir les dirigeants d’EDF. Car, au terme de la loi, l’électricien semi-public doit constituer des provisions pour financer la fin de vie de ses déchets les plus radioactifs. Or, plus le coût du futur centre de la Meuse sera élevé, plus importantes devront être les réserves d’EDF. Ce qui pourrait peser sur sa rentabilité.

 

Sans attendre la fin des calculs du nouveau devis —toujours en cours—, les producteurs de déchets, EDF et Areva en tête, avaient réclamé de pouvoir être étroitement associés à la conception du site de stockage, histoire d’abaisser le montant de la facture.


Cette attitude n’a pas été du goût du Parlement. Le 19 janvier dernier, les députés Claude Birraux (UMP) et Christian Bataille (PS) avaient rappelé EDF à l’ordre. Christian Bataille s’inquiétant même d’une possible réaffectation par l’électricien de l’argent mis de côté pour gérer ses déchets ultimes [ JDLE].

 

Ces bisbilles n’ont pas plu non plus à l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN). Ce matin 10 février, au cours d’une conférence de presse, son président a indiqué avoir mis les points sur les I avec les différents protagonistes du dossier.

 

 «Il y a eu des prises de paroles agressives de la part des producteurs de déchets à l’encontre de l’Andra, avant que les débats techniques n’aient débuté. Or nous parlons du chiffrage de la construction d’un ouvrage qui ouvrira en 2025 et qui est prévu pour fonctionner 100 ans. Il est donc difficile d’en définir très précisément le coût», a indiqué André-Claude Lacoste.

 

Rappelant que la loi désignait l’Andra comme concepteur et exploitant du futur centre de stockage de déchets HAVL, André-Claude Lacoste a précisé être intervenu auprès des producteurs de déchets pour leur infliger «un rappel à la loi».

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24 septembre 2012 1 24 /09 /septembre /2012 21:18

Le CLIS de Bure a organisé le lundi 24 septembre 2012 à 20h00, à la salle des fêtes de Bure, une réunion publique au cours de laquelle M. Fabrice BOISSIER (ANDRA) a débattu avec M. Bertrand THUILLIER, sur les risques liés à la présence d'hydrogène et de gaz radioactifs dans un stockage souterrain et sur les transports de déchets.

 

Cette réunion a été animée par M. Pascal BAUDOIN, journaliste à l'Est Républicain, et ouverte très largement au public. 180 personnes y ont assisté sur place.

 

Le débat était retransmis en direct sur internet à l'adresse suivante : www.clis-bure.com

 

Inscription par mail s.jeanditpannel@clis-bure.com ou  par téléphone au 03 29 75 98 54.

 

Voir les liens

Voir également le lien

 

==> trop de questions sont en suspens, pourquoi donc se hâter ?

 

 

N'hésitez pas à consulter le site internet du CLIS de Bure : www.clis-bure.com/

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